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dimanche 3 mars 2013

Pour trouver la chaussette...

Quelques précisions

Pour trouver cet OHNI (objet humoristique non identifié)


vous pouvez vous rendre ici
ou dans toute autre librairie sérieuse... mais il faudra attendre le 7 mars !
Saurez-vous tenir jusqu'à là ?!!!

Moi je retourne dans ma lecture dans l'assurance de passer un beau dimanche...

Belle journée

Frédérique

mercredi 22 août 2012

Dans ma bibliothèque : Colère en Cévenne de Jean Pierre Chabrol

Envie de lire quelque chose de court, de fort.

Je sillonne entre les étagères de la bibliothèque du village.
Que vais-je prendre ? Un roman, un policier... ?

Et puis, il y a Chabrol... L'auteur me plaît même si je ne connaît de lui que l'image que je m'en fais, d'un homme à la stature puissante, un homme de la terre, un homme qui parle vrai. Le regret aussi de n'avoir pas profité de son passage par chez nous, lors du festival "Conteurs en Campagne".

J'attendais des contes de villages, doux et émouvants
et je me retrouve face à un écrit fort, une langue à l'image "Art Brut" : Des mots parfois sublimes, délicats taillés dans les bois les plus durs, les plus nobles.

Parfois attachants, parfois terribles, les personnages de ces nouvelles racontent la vie, l'amitié qui naît ou qui se brise, les haines et les passions, les sentiments, les sensations, les doutes.
l'histoire avec un H majuscule s'y lie à celle des hommes : l'un ne va pas sans l'autre...

Ces nouvelles se lisent comme on lirait le journal intime d'un homme, de l'écrivain.
Je me suis retrouvée à vérifier si certains personnages étaient fictifs ou réels...
A vous de voir...


Belle lecture

A bientôt

Frédérique

Edition Robert Laffont, SA, Paris 2000
ISBN : 2-7028-5426-5

mercredi 8 août 2012

Lire...

Pendant l'été, la chambre d'hôte est une activité très... mangeuse de temps. Et c'est très bien ainsi.
Mais parfois, il faut prendre le large, s'évader quelques instants pour se ressourcer, ne pas oublier que la vie n'est pas seulement courir d'une chambre à l'autre, d'un lit à l'autre, d'un petit déjeuner à l'autre.
(Heureusement la chambre d'hôte est beaucoup plus que cela !)
Alors je m'enfuie dans un bon livre....

Et le petit livre que je découvre actuellement est un ravissement. 
J'aurais aimé l'écrire et il me donne envie de prendre la plume tant il est réjouissant.

Il s'appelle "Le Cercle Littéraire des Amateurs d'Épluchures de Patates"

La folle envie me prend de découvrir Guernesey.


Je vous livre un petit extrait qui m'a séduite : 
Partager ce petit texte avec vous, vous donnera peut-être l'envie de vous y plonger à votre tour. Mais surtout il me permettra de revenir le lire ici.
Lorsque j'étais enfant, je recopiais de longs extraits des livres des auteurs que j'aimais. Ainsi je possède encore des petites feuilles manuscrites des Lettres de mon Moulin de Daudet et particulièrement le passage où il parle de petites cerises aigres ; ou des extraits de Sido de Colette qui reste et restera toujours mon livre de chevet.

Mais voici ce petit passage promis : 
"Dans chaque recoin, je découvre des objets qui me parlent d'elle. (...). Ses étagères sont couvertes de coquillages, de plumes d'oiseaux, d'algues séchées, de galets, de coquilles d'oeufs, et il y a même un petit squelette - de chauve-souris sans doute. Des petites choses ramassées par terre. D'autres promeneurs les auraient enjambées ou piétinées, mais Elizabeth a remarqué leur beauté et les a emportées chez elle."

En voulez vous un autre ? 
"Guernesey est une splendeur et mes nouveaux amis m'ont accueillie avec tant de générosité de de chaleur que je ne doutais pas d'avoir pris la bonne décision. (...) Je vais gagner la prairie parsemée de fleurs sauvages qui se trouve juste devant ma porte, et courir jusqu'à la falaise le plus vite possible. Puis je m'allongerai par terre, je regarderai le ciel- qui scintille comme de la nacre cet après-midi -, je humerai le parfum de l'herbe chaude ..."

 Et un autre ? 
"J'ai tiré une table près de la plus grande fenêtre du salon pour écrire. Le seul problème, c'est que je suis sans cesse tentée d'aller me promener au bord de la falaise. La mer et les nuages sont en perpétuelle métamorphose, j'ai peur de manquer quelque chose en restant à l'intérieur. Quand je me suis levée, ce matin, la mer semblait pleine de piécettes d'or."



Si vous voulez en savoir plus sur Guernesey c'est ici
et sur l'auteur c'est ici

Si vous avez lu ce livre, n'hésitez pas à me laisser un petit commentaire....

Belle journée à toutes et tous

A bientôt

Frédérique

ISNB978-2-264-05351-0
Nil édition, 2009, pour la traduction française
Tritre original : The Guernsey Literary and potato Peel Pie Society
The Trust Estate of Mary Ann Shaffer &Annie Barrows, 2008

mercredi 18 juillet 2012

Une église telle que je les aime...

Ce poème est un peu long, mais je vous encourage vivement à le lire jusqu'au bout. Toutes celles qui aiment la nature s'y retrouveront... Et puis il n'est pas de n'importe qui !

L'église

J'errais. Que de charmantes choses !
Il avait plu ; j'étais crotté ;
Mais puisque j'ai vu tant de roses,
Je dois dire la vérité.

J'arrivai tout près d'une église,
De la verte église au bon Dieu,
Où qui voyage sans valise
Écoute chanter l'oiseau bleu.

C'était l'église en fleurs, bâtie
Sans pierre, au fond du bois mouvant,
Par l'aubépine et par l'ortie
Avec des feuilles et du vent.


Le porche était fait de deux branches,
D'une broussaille et d'un buisson ;
La voussure, toute en pervenches,
Était signée : Avril, maçon.

Dans cette vive architecture,
Ravissante aux yeux attendris,
On sentait l'art de la nature ;
On comprenait que la perdrix,

Que l'alouette et que la grive
Avaient donné de bons avis
Sur la courbure de l'ogive,
Et que Dieu les avait suivis.

Une haute rose trémière
Dressait sur le toit de chardons
Ses cloches pleines de lumière
Où carillonnaient les bourdons.


Cette flèche gardait l'entrée ;
Derrière on voyait s'ébaucher
Une digitale pourprée,
Le clocheton près du clocher.

Seul sous une pierre, un cloporte
Songeait, comme Jean à Pathmos ;
Un lys s'ouvrait près de la porte
Et tenait les fonts baptismaux.


 Au centre où la mousse s'amasse,
L'autel, un caillou, rayonnait,
Lamé d'argent par la limace
Et brodé d'or par le genêt.

Un escalier de fleurs ouvertes,
Tordu dans le style saxon,
Copiait ses spirales vertes
Sur le dos d'un colimaçon.

Un cytise en pleine révolte,
Troublant l'ordre, étouffant l'écho,
Encombrait toute l'archivolte
D'un grand falbala rococo.

En regardant par la croisée,
Ô joie ! on sentait là quelqu'un.
L'eau bénite était en rosée,
Et l'encens était en parfum.

Les rayons à leur arrivée,
Et les gais zéphirs querelleurs,
Allaient de travée en travée
Baiser le front penché des fleurs.

Toute la nef, d'aube baignée,
Palpitait d'extase et d'émoi.
— Ami, me dit une araignée,
La grande rosace est de moi.


Merci Monsieur Hugo pour ce magnifique poème...